Peintre français, fils du conventionnel Charles Delacroix, né à Charenton-Saint-Maurice le 26 avril 1798, mort le 13 août 1863. Dès son enfance, Eugène Delacroix ne révéla pas comme tant d'autres des dispositions spéciales et exclusives pour la peinture : après de solides études au lycée Louis-le-Grand, il montra un don général pour l'art ; c'est la musique qui sembla l'attirer de préférence, et toute sa vie il resta amoureux de cet art.

En 1815, il souhaitait, en faisant de la musique, son étude préférée, acquérir quelques notions de peinture, et par son oncle Henri Riesener il se fit présenter à Guérin. En 1822, malgré le mauvais vouloir de son maître Guérin, il envoie au Salon le Dante et Virgile qui y obtient le plus grand succès : des admirations enthousiastes et un déchaînement de critiques injustes.

En 1824 il expose Le Massacre de Scio qui accentue encore la tempête qu'avait soulevée son premier Salon. De cette époque datent Le Tasse dans la maison des fous, L'Empereur Justinien composant ses Institutes, Marino Faliero.

Au Salon de 1831, La Liberté guidant le peuple fait naître les discussions. Cette exposition eut un résultat appréciable : Delacroix fut décoré. En 1832, Delacroix quittait Paris et s'en allait demander un renouveau d'inspiration aux pays de soleil. Il traverse le Maroc, puis revient en Espagne, et c'est à ces voyages que l'on doit la Fantasia arabe et Les Femmes d'Alger dans leur appartement.

Avec ses erreurs et ses défauts, Delacroix reste le peintre le plus considérable du siècle. La maestria dans les effets de lumière, l'agencement savant et harmonieux des lignes, la splendeur du décor vous empoignent. C'est avec justice qu'on l'a appelé le maître de l'école française.